Quand débuter
?
Il n'y a pas de
limite basse réglementaire. Si vous êtes attiré par
la voltige, un simple brevet de base suffit pour démarrer.
Le profil standard du voltigeur
débutant est un pilote privé qui, après avoir mûri
un peu sa licence, souhaite découvrir autre chose et se perfectionner.
Même s'il ne faut pas
considérer ce chiffre comme une vérité, il est souvent
admis qu'un pilote PPL doit avoir accumulé une centaine d'heures
pour que sa formation en voltige soit la plus profitable.
Quelle condition physique
?
Il n'y a pas de
visite médicale spécifique à passer mais il
est nettement préférable d'être en bonne santé.
En effet, les facteurs de charge peuvent "fatiguer" surtout au début
quand l'organisme découvre ce genre de sensation.
Quels niveaux ?
La voltige se pratique
avec une autorisation (et non pas une qualification). L'autorisation est
portée sur le carnet de vol par l'instructeur.
Il y a deux niveaux :
- "Apte à la pratique
de la voltige", correspond à l'ex premier cycle, terminologie encore
employée dans le langage courant. Mis à part un peu de vol
dos, cette première autorisation ne comporte que des figures positives
: L'accélération subie par le pilote est par convention
positive lorsque le voltigeur s'enfonce dans son siège.
Voici quelques figures de
"premier cycle" : Boucle, tonneau, mise dos, sortie dos, renversement,
retournement sous 45°, rétablissement tombé, rétablissement
normal, vol dos, vrilles.
Comment se déroule
la formation?
Pour maîtriser
les figures correctement, il faudra de 10 à 15 heures de vol. Les
accélérations vont de -2 à +4 G.
L'instructeur vous accompagne
jusqu'à votre lâché. Vous voltigerez alors pour la
première fois seul à bord, avec un contrôle du sol
par radio par votre instructeur. Ce sera ensuite "l'autorisation".
- "Apte à la voltige
avancée et négative", ancien second cycle. Il s'agit d'aborder
le vol "négatif", beaucoup plus physique. Le vol inversé,
comme son nom l'indique, consiste à effectuer toutes les figures
connues mais en négatif. Cette fois, le pilote n'est plus écrasé
sur son siège mais retenu à l'avion par le harnais (le sang
ne part plus vers les pieds mais vers la tête).
Le second cycle nécessitera
environ 20 heures de vol supplémentaires avec des accélérations
de -4/+5 G.
Et après ?
Comme après
la première autorisation, on peut s'arrêter là et
se faire plaisir.
Mais on peut aussi pratiquer
la compétition, à tous les niveaux y compris avec la seule
autorisation de base. C'est donc à nouveau une progression à
effectuer pour cadrer ses évolutions par rapport à un jury
au sol, savoir intégrer le vent, suivre son programme d'évolution,
supporter la pression de la compétition.
Mais compétition ou
pas, c'est un plaisir rare que de pouvoir faire effectuer à son
avion ce que l'on veut qu'il fasse exactement, quelle que soit sa position
dans l'espace, comme un cavalier et son cheval.
Voir aussi le SiteVoltige
de Toan Nguyen.
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