Il n’existe pas réellement de réglementation spécifiant le seuil de bruit « réglementairement admissible » pour les riverains d’un aérodrome d’aviation générale. Seul le Plan d’Exposition au Bruit (PEB), quand il existe, permet de d’imposer des normes particulières d’insonorisation aux habitations situées dans un périmètre dans lequel les nuisances ont été calculées à un indice psophique de 72 à 84 selon le PEB. L’indice psophique (du grec psophos : bruit ; je vous rassure, le grec n’est pas encore au programme des JAR-FCL…) est un savant calcul basée sur le bruit estimé des appareils utilisateurs, la configuration des pistes, le nombres de mouvements prévus, etc… je préfère vous passer la formule.
Retenez en tout cas qu’un indice psophique de 72 correspond
à une gêne moyenne, alors qu’à 84, il représente
une gêne forte.
Au Versoud par exemple, ce plan, vieux de 15 ans et calculé
sur une base d’indice psophique de 84, ne tient pas compte de la piste
en herbe, d’où décollent les remorqueurs de planeurs, et
autoriserait la construction résidentielle là où se
situent aujourd’hui les bâtiments de l’aéroclub, les hangars
et la tour de contrôle, c’est à dire quasiment en bordure
de piste…
Un PEB plus réaliste aurait évité d’autoriser la construction de lotissements situés dans l’axe des deux pistes, sites ou se concentrent aujourd’hui les membres de notre association locale de riverains, malheureusement légitimement mécontents des nuisances auxquelles personne ne les a empêché de se soumettre.
Par ailleurs, la réglementation relative aux transports
terrestres, utilisée en particulier pour gérer l’environnement
des autoroutes pose comme seuil d’acceptabilité de la nuisance sonore
exprimée en valeur moyenne sur une période longue à
60dB(A).
Par rapport à cette valeur de référence,
l’étude de la D.D.A.S.S. a démontré que seuls deux
points de mesure dépassent (de très peu) ce seuil fatidique.
Je vous laisse deviner. Dans l’axe de la piste, au décollage et
à l’atterrissage…